King Dinosaur (1955)

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Un film sur le voyage dans le temps, avec des contemporains qui tombent nez à nez avec des dinosaures, pas mal, mais trop invraisemblable. Non, on va faire King Dinosaur , avec une histoire bien ficelée. On va dire qu’une planète préhistorique apparaît dans le système solaire, et qu’une petite équipe va la visiter. C’est mieux non? C’est quand même plus crédible! Parce que les gens qui vont payer leur place pour voir ce sont à priori des cinéphiles en quête de précision scientifique et de connaissances pointues sur le monde qui les entoure. Entre Hiroshima et Youri Gagarine, l’Amérique rêvait de dinosaures, la parenthèse enchantée de la SF.

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L’Histoire :

Ah ben tiens, tu connais pas la dernière? Une nouvelle planète, Nova, vient se s’incruster en orbite à côté de la Terre! Du coup, on va aller voir ce qu’il s’y passe et vérifier si, à tout hasard, on ne pourrait pas la coloniser. Sauf que cette planète est toute jeune et grouille de volcans actifs et de bestioles d’autrefois. C’est précisément sur une île hostile que nos aventuriers, une escouade de scientifiques top-niveau, vont tomber sur des dinos (et un mammouth qui n’a rien à foutre là, mais bon…)

Autour du film :

Tour de force : le film ne compte que 4 acteurs et fait tout le reste avec des bouts de films piqués ici ou là, une scène de Tumak, fils de la jungle (One Million B.C.) et des bouts de trucs qui ressemblent à des doc animaliers. Beau boulot.
La BO (pas magique pourtant) sera réutilisée par Ed Wood l’année suivante dans son film The Violent Years. Si vous vous êtes cogné les deux films, vous n’êtes certainement pas du genre à vous formaliser pour si peu.

Ce qui a mal vieilli :

  • Des effets spéciaux foireux, même pour l’époque
    Passons rapidement sur la scène de l’atterrissage, épique, pour se concentrer sur les animaux géants qui peuple Nova. Alors que le Japon vient de sortir le premier Godzilla avec un mec en costume et que la technique du stop-motion a fait ses preuves depuis de décennies, Bert I. Gordon mise sur des animaux normaux filmés de près incrustés dans des plans larges grâce à une projection arrière. Et même en 1955, il faut vraiment de la bonne volonté pour y croire.

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  • Un équipement incongru
    Certes, le premier pas sur la Lune est encore loin, mais imaginerait-on Neil Armstrong et Buzz Aldrin sortir du coffre d’Appolo 11 des fusils de chasse (en cas de mauvaise rencontre), de quoi faire un petit camp à la scout (au cas où nos compères se laissent surprendre par la nuit), deux bateaux gonflables et une bombe atomique portative (avec un minuteur pour pouvoir s’éloigner en courant avant que ça pète)?
  • Une maîtrise très approximative de tout ce qui est « dinosaure »
    Parce que cette créature qu’un des personnage désigne comme un T-rex, le « king dinosaur », nous a tout l’air d’être un varan, le genre de saurien qui bouffe des œufs.

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3 raisons de le voir quand même :

  1. Un étrange mélange des genres : si l’histoire vous parait tirée par les cheveux, les scénaristes ont pourtant déployé de gros efforts pour vous convaincre de la crédibilité de cette affaire. Un narrateur qui nous fait un point sur la situation, qui nous explique les spécialités de chaque membre de l’équipe et qui nous assure que oui, on peut sans problème envoyer une fusée dans l’espace. Prendre la direction de la « hard-science » pour finir dans le fossé après un virage de malade du côté des dinos, c’est quand même audacieux.
  2. On en a pour son pognon : 4 comédiens, 7 jours de tournage et une heure de film, ça suffit pour caler un voyage dans l’espace, une fourmi géante, des bastons contre des crocodiles, des reptiles préhistoriques et une bombe atomique. Merde… vous voulez quoi d’autre?

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  3. Un final éblouissant : on aurait bien aimé vous le spoiler, même on ne trouve pas les mots. Tout ce qu’on peut vous dire, c’est qu’en 1955, l’Amérique, c’est quelque chose.

King Dinosaur en entier, et gratuit :

Si vous ne parlez pas anglais :

Le film mise surtout sur ses effets visuels (puisqu’on vous le dit).

Fiche artistique :

King Dinosaur – 1955 (États-Unis)
réal : Bert I. Gordon
avec : William Bryant, Wanda Curtis, Douglas Henderson, Patti Gallagher (et c’est tout)

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