La Femme Chauve-souris (1968)

La Femme Chauve-souris batwoman 1968
La Femme Chauve-souris batwoman 1968

Croyez-le ou non, mais cette version mexicaine de Batwoman 1968 n’est pas du tout officiellement validée par DC. On peut même dire que La Femme Chauve-Souris se sert sans vergogne dans ce qui faisait un film frais en 1968, à savoir une héroïne de la trempe de Barbarella, des bastons que n’aurait pas reniées Adam West dans la série Batman et un méchant dont aurait pû rêver James Bond. Le tout à Acapulco, histoire de prendre des couleurs.

L’Histoire :

Le commissariat d’Acapulco est en alerte : on signale une recrudescence des enlèvements de lutteurs mexicains par, semble-t-il, un chirurgien diabolique. Le mieux, c’est d’appeler la Femme Chauve-Souris. D’abord parce qu’elle est déjà très bien intégrée dans le monde de la lutte, et surtout parce que ses compétences hors du commun en font la candidate idéale pour mettre un terme au plan ourdi par l’infâme Dr Williams.

Ce qui a mal vieilli :

  • Le méchant qui a tendance à rappeler son plan diabolique à son homme de main
    Il est à deux doigts de nous faire un powerpoint pour qu’on comprenne toutes les subtilités de son projet.
  • Parlons-en de ce plan : des hommes-poissons ? Vraiment ? Même lui a l’air emmerdé pour rappeler à Igor, son assistant, pourquoi il faut disséquer précisément des lutteurs pour faire ça.
  • La course poursuite en bagnole est affligeante
    Pour un film sorti la même année que Bullit, la comparaison est douloureuse. Mais rassurez-vous, le film est globalement filmé avec les pieds, ce qui évite d’être trop surpris quand survient cette scène.

3 raisons de le voir quand même :

  • La Femme Chauve-Souris a tous les atouts d’un bon film de 1968 : une musique qui donne envie de siroter un Martini, des couleurs pimpantes et une actrice principale délicieuse.
  • Le méchant coche toutes les cases : un plan beaucoup trop complexe pour être faisable, un rire diabolique et une propension à ne pas tuer son adversaire quand il en a l’occasion pour y ajouter de la cruauté. C’est bien simple, on dirait l’excellent Cesar Romero dans Latitude Zero.
  • Vous en avez vu beaucoup des films aussi improbable que celui-ci ? Une super-héroïne sans pouvoir et en bikini qui va botter le cul d’un savant fou à Acapulco pour l’empêcher de faire un homme-poisson à base de lutteurs mexicain, c’est peu probable que vous voyez ça dans une autre production cette année.

La bande-annonce de La Femme Chauve-Souris :

Fiche artistique :

La Mujer Murciélago – 1968 (Mexique)
Réal : René Cardona
avec : Maura Monti, Roberto Cañedo, Héctor Godoy

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